Le passionné d'architecture Philippe Lupien vous invite dans les plus belles demeures du Québec. Des maisons anciennes aux projets de design qui sortent de l'ordinaire, l'émission vous fera faire le tour du proprio pour mieux apprécier ces lieux à l'esthétique recherchée.
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Nous rencontrons Éric Salvail, le dynamique animateur, producteur et concepteur télévisuel qui est originaire des îles de Sorel. Pour lui, vivre à proximité d'un plan d'eau est quasiment vital. Pas étonnant qu'il ait choisi d'installer sa maison de campagne au bord d'un lac des Cantons-de-l'Est. Et qui plus est, il l'a fait construire dans une forêt vierge qui n'offre aucun point de vue, ni recul, rappelle le concepteur Vincent Boyer, qui avait promis de lui dessiner une belle maison avec ces contraintes qui sont devenues un atout sous sa gouverne.


À Granby, l'architecte paysager Denis Bourgeois a conçu Espace Haus. Le projet consiste en groupements de trois résidences individuelles gérées collectivement. On souhaite y installer au fil du temps quelque 150 unités. Il s'agit d'hybrides entre la maison privée et le condo, ralliés à des valeurs durables.


Jean Leclerc, comédien, acteur et metteur en scène, a une passion de longue date pour les maisons anciennes. Passion qui ne s'est jamais démentie depuis qu'il a acquis un moulin à eau pour moudre le grain datant de 1829. Le coup de foudre s'est passé en 1976. La maison de trois étages était délabrée et ouverte à tous les vents. Anciennement partie d'une seigneurie au X1Xe siècle, le moulin des Quatre-Lieux ainsi baptisé par Jean Leclerc, était au moment de sa construction, une bâtisse en bois sur fondations de pierre.


Série animée par le féru d'architecture Philippe Lupien qui permet aux téléspectateurs d'entrer dans les plus belles résidences du Québec. Cette semaine, nous visitons la maison grise signée Pierre Thibault. Josée Moreau et Maryse Lepage rêvaient d'une maison de campagne. Elles l'ont enfin implantée sur un promontoire au bord d'un lac des Laurentides. Cette maison reflète leurs coups de coeur qui vont à l'art contemporain, à l'architecture épurée, aux lignes droites, aux formes cubiques et...à l'architecte Pierre Thibault. Avec lui, les propriétaires ont dessiné une maison secondaire axée autour des oeuvres d'art, de la fête et des invités. Ces invités sont ci importants qu'ils leur ont consacré une suite à l'écart afin de préserver l'intimité.


Voici l'exemple d'un sculpteur qui a construit une maison...sculpturale. Une maison unique comme une oeuvre d'art sise dans les Laurentides. L'artiste Robert Lachance et son épouse Nathalie Plourde peuvent se vanter d'être allés au bout de leur rêve. La façade est tantôt formée de lignes diagonales, tantôt de lignes verticales ou horizontales. Parfois le bois est coloré, parfois il a sa couleur naturelle. Une véritable peinture abstraite. À l'intérieur, un monde organique tout en courbe s'ouvre à nous en contraste avec le monde formel à l'extérieur. Le regard est attiré vers le haut et n'en revient pas des poutres de bois arrondies desquelles sortent des pièces de métal.Les propriétaires auraient pu choisir de construire une maison plus conventionnelle. Mais l'importance d'avoir un bel environnement qui leur ressemble a pris le dessus.


L'auteure, compositrice, interprète, comédienne et animatrice née dans les Laurentides avoue son penchant pour ce coin de pays. Mais plus récemment, l'amour lui a fait apprivoiser les Cantons-de-L'est. La fille du Nord vit désormais dans un ancien camp de pêche au bord du lac Memphrémagog. Ce camp de pêche construit en 1946 est typique d'une certaine architecture jadis très populaire autour de ce long plan d'eau de plus de 40 Km. Si les uns ont résisté, d'autres ont été carrément démolis. Marie-Michèle Desrosiers et son amoureux, qui l'a acquis en 2004, l'ont plutôt rénové et agrandi. Ils ont voulu lui conserver son charme rustique tout en le rendant confortable.


Danielle Chaumont et Jean Duperré en rêvaient de ce coin de terre au bord de la rivière Yamaska dans les Cantons-de-l'Est. Pour eux, il n'était pas question de gravir des escaliers pour entrer dans leur résidence. Une maison de plain-pied a donc été choisie et sa forme rappelle un bâtiment de ferme et son appentis qui, cette fois, abrite un garage. La cuisine cubique et très fenêtrée avec vue sur la prairie est isolée de l'ensemble pour l'éloigner de la salle à manger. Elle se poursuit par la terrasse. La rivière d'un côté, la montagne et la plaine de l'autre, tout concourt à faire de cette place un véritable refuge. Pour les propriétaires, une maison n'est pas un monument, elle n'a de justification que par les gens qui y vivent. Si les gens qui l'habitent ne s'y sentent pas bien, c'est que la maison est ratée. Ils s'y sentent très bien !


Elle est noire de forme, mais bien blanche dans son coeur. C'est ce qu'on pourrait dire de la maison de Lucie Lavigne, journaliste en architecture, design et mode au quotidien La Presse. La résidence des Basses-Laurentides est confortablement installée sur une ancienne terre agricole au bord du lac des Deux-Montagnes. Si Pierre Thibault en a signé les plans, c'est le conjoint de Lucie Lavigne qui a supervisé le chantier et géré tout le projet. Le parement noir de la maison longue est une inspiration d'un voyage en Islande où elle a été envoûtée par des maisons noires traditionnelles, mais aussi de maisons japonaises aux murs calcinés selon la technique appelée shou-sugi-ban. Pour faire contraste, c'est un univers blanc qui nous attend à l'intérieur sans aucune fioriture, ni objets superflus.


Il fallait être un peu fonceur pour se faire construire une maison Bone Structure, un nouveau système industrialisé encore très peu courant dans le paysage de la construction résidentielle. Julie Landreville et Nicholas Couture l'étaient. Le système que l'on compare à un jeu de Meccano a été inventé par Jean-Robert Tremblay. Il était alors chez Simple Concept, l'entreprise qui met de l'avant ce système de construction dont l'ossature (BONE) est en acier léger de type poteaux et solives. Pas de murs porteurs, pas de clous, que des vis ! Cette maison demi-Split Level de plus de 3 500 pieds carrés de surface habitable, sise sur un terrain escarpé, intéresse par son parement de tôle ondulée et ses panneaux de pin sansin à base de résine fixés aux ancrages.


La demeure de Jean-Raymond Goyer est située en un point stratégique face au canal, avec le fleuve en arrière-plan et le lac Saint-Louis pas loin, au bout du parc René- Lévesque. Il a rénové et transformé un duplex centenaire somme toute assez banal, occupé jadis par des immigrants polonais dont le chef de famille était mécanicien de bateau, juste en face, en une maison unifamiliale. La maison a un certain sens de l'humour et nous change des maisons conventionnelles bien astiquées et bien parfaites. C'était là le rêve de Jean-Raymond Goyer. C'était là sa fantaisie et sa créativité. Chapeau pour son audace!


Michel Robidas, concepteur de costumes, styliste et scénographe, est un fan et féru des années 1950. Il a installé ses pénates dans l'arrondissement Verdun à Montréal dans une construction des années 1950, bien sûr ! Grand admirateur de l'architecte Mies Van der Rohe, il a accentué l'horizontalité de la maison plutôt carrée sur la façade en ajoutant du métal noir anodisé. Il a également opté pour de fausses pierres de ciment qui se posent comme des briques et qui se rapprochent le plus de l'époque. Une maison pour cet artiste, c'est le reflet d'une personnalité. Et ça change au fil du temps. L'important, c'est d'arriver à l'harmonie entre l'espace que l'on se crée et ce qu'on est.


C'est au bord du lac Saint-Joseph, à proximité de Québec, que les clients de l'architecte Pierre Guimont ont implanté leur chalet. Cette architecture contemporaine à toit plat, une rareté au bord de ce plan d'eau, est assise sur une petite presqu'île. L'architecte spécialisé en développement durable a bien analysé la course du vent et le trajet du soleil qui lui ont dans une bonne mesure dicté la forme architecturale : toit, débord de toit en l'occurrence, et forme triangulaire de l'ensemble. Ce chalet est le fruit d'un remarquable consensus entre les clients, l'équipe de construction et l'architecte.


Michel Bélanger et Denis Allison, deux professionnels qui travaillent dans un musée de Québec, ont choisi pour leur résidence secondaire une ancienne maison de ferme abandonnée située en Beauce, non loin de la frontière du Maine. Ils rénovent cette demeure de style Second Empire construite vers 1890 depuis plus de 15 ans. Ils ne négligent rien pour lui rendre son style d'autrefois autant dans le bâti que dans le choix des objets et atmosphères : ils mangent dans de la vaisselle ancienne, dorment dans des draps anciens et y dévoilent avec enthousiasme l'aspect poétique et romantique d'une époque révolue. Ils s'inventent un nouveau passé. Ses amoureux des choses anciennes n'ont pas l'impression de vivre dans le passé, mais bien plutôt de le magnifier. Tout un travail fait avec passion!


Pour cette demeure construite sur un lot atypique du Plateau Mont-Royal, l'architecte a privilégié l'aspect lumineux en utilisant, entre autres, l'astuce des caillebotis, ces planchers en treillis qui laissent passer la lumière d'un étage à l'autre. Un bel exemple d'une architecture urbaine non ostentatoire, fonctionnelle et chaleureuse.


Isabelle Giac et Jean Mathieu, les propriétaires de cette maison conçue par YH2, ont fait de la construction de leur maison des Laurentides un projet familial. Il en résulte une demeure en trois blocs en dénivelés distincts au style épuré, et aux matériaux bruts, où chacun trouve son espace.


L'architecte Pierre Levesque s'est inspiré des gens du voyage pour créer cette maison unifamiliale modulaire au pied du mont Saint-Hilaire. Architecture à aire ouverte, cloisons mobiles qui changent la configuration des pièces, cheminée centrale ouverte qui fait un clin d'oeil au feu de camp. Ses lignes arrondies en façade rappellent le design Streamline moderne qui s'est développé aux États-Unis après la crise de 1929. Ce courant touchait en même temps les moyens de transport, les logos, les objets du quotidien et l'architecture.


L'architecte Mario Petrone a été le maître d'oeuvre de cette immense résidence au bord de la rivière Richelieu. Elle se caractérise par des murs de béton préfabriqué passés au jet de sable, par ses vastes espaces, son grand fenêtrage où la lumière entre à flot du côté de la rivière, sa neutralité du côté de la rue et sa terrasse curviligne pouvant accueillir de nombreux convives.


À Hudson, Melissa Yip et Bart Pleszewski ont longuement réfléchi à leurs besoins et leurs valeurs avant de confier la conception architecturale de leur maison écologique d'un étage au bureau de Cernacek Boyer Suri Design. Les propriétaires voulaient une maison solaire pour minimiser l'impact sur l'environnement. Ils ont donc privilégié l'achat de matériaux locaux, dont du cèdre non traité de la région. L'une des particularités de la demeure construite : certains murs porteurs à l'intérieur et à l'extérieur sont en pisé, une maçonnerie faite de terre damée à laquelle on a tout de même ajouté ici une légère partie de ciment.


Benoît Morand, propriétaire de ce chalet situé sur le bord du lac Rochemaure à Saint-Donat, voulait un lieu paisible et fonctionnel. Il a confié la conception architecturale à Patrick Morand et Louis Laperrière. Résultat : une architecture compacte, design, contemporaine et chaleureuse toute de bois vêtue en planche de cèdre à l'extérieur et en pin blanc et en contreplaqué brut à l'intérieur.


Nadejda et Vladimir Topouzanov sont un couple d'architectes originaires de Bulgarie. Ils ont réussi à le transformer en un duplex pimpant et à créer un espace contemporain rempli de lumière tout en conservant certains éléments de l'ancienne construction dans le quartier ouvrier de Saint-Henri, à Montréal. La singularité de cette résidence se voit de loin. Un mur de brique parsemé de fleurs (en brique) qui rappelle la broderie, la tapisserie au petit point ou encore, les graffitis urbains.


Oeuvre de Croft-Pelletier architectes, cette demeure est située dans la municipalité de Lac-Brome, en Estrie. Implantée dans une érablière à proximité du lac et du centre du village, la résidence de Claire Poitras présente un volume désaxé, moins rectangulaire, plus organique.


Michèle-France Cloutier et Adrian H. présentent leur maison de style néo-tudor. Ancien pavillon de chasse, la demeure a été construite au tournant du XXe siècle à Senneville sur l'ancien domaine Pine Bluff de la célèbre famille Angus.


L'architecte et architecte paysagiste, Mario Petrone, a dessiné sa maison familiale à Bromont. Une maison où se mélangent les formes organiques et carrées, les toits verts, le béton, l'acier, le verre, le bois et les couleurs vives. Avec un souci écologique.


L'architecte Bechara Helal est propriétaire du premier gratte-ciel de Montréal construit en 1887. Depuis quelques années, il rêvait de construite deux appartements sur le toit de cet édifice du Vieux-Montréal, le 511, place d'Armes, aussi appelé Édifice New-York Life. C'est maintenant chose faite depuis l'été 2007. Deux lofts totalisant environ 4 000 pieds carrés permettent une vue exceptionnelle sur le centre-ville de Montréal. Le propriétaire n'est pas peu fier d'habiter, en plus de son loft, la tour de l'horloge de l'édifice. Le principal défi : conserver un recul important du bord du toit en raison d'une réglementation très stricte dans un arrondissement historique et respecter les normes quant à la hauteur de la nouvelle architecture des appartements. En somme, il fallait construire quelque chose d'invisible ! Ce qu'il a réalisé en collaboration avec Bosses Design. Mais avant d'y arriver, il a procédé à la restauration et à la conservation de l'édifice en grès d'Écosse, une intervention qui lui a valu en 2005 le Prix du patrimoine commercial CIGM, de Patrimoine architectural Montréal et d'Héritage-Montréal.


Situé sur les rives de la rivière des Prairies à Montréal, ce bungalow construit en 1960 est un véritable trésor de l'architecture moderne au Québec. Dessinée par l'architecte Jacques Vincent, cette demeure s'affirme par la qualité du dessin, de la construction et de la finition tout en étonnant par son caractère contemporain. Cette résidence est spectaculaire : ardoise à l'extérieur et à l'intérieur, mur réalisé en pierres de rivière derrière la magnifique cheminée japonisante, mosaïque de pâte de verre dans les salles de bain et la piscine intérieure, carreaux de céramique ainsi que le clou du spectacle : une murale incomparable d'Alfred Pellan.


L'entrepreneur américain Malcolm McLean, inventeur du conteneur dans les années 1950, aurait-il pu imaginer qu'un jour, ces boîtes de métal qui sillonnent les mers serviraient d'habitation? Il y a quelques années, au Japon et en Angleterre, entre autres, ils ont servi d'habitation pour des artistes. À Amsterdam, 380 conteneurs pallient la pénurie de logement. Mais au Québec, l'architecte Pierre Morency est le premier à les avoir intégrés pour son projet de résidence secondaire au bord du lac Aylmer. En utilisant trois conteneurs, il a tout de même voulu créer une oeuvre esthétique. Le projet lui a valu le prix Marcel-Parizeau 2007 de l'Ordre des architectes du Québec pour une maison de moins de 150 000 dollars.


Au coeur de Québec, dans le quartier Saint-Sauveur, deux jeunes architectes, Annie Lalancette et Nelson Ruel, ont créé un lieu surprenant à partir d'une résidence du début du XXe siècle. Une maison si étroite qu'on se demande comment ils ont fait pour créer une résidence lumineuse et agréable qui inclut également leurs bureaux. Avec cette résidence, les architectes ont remporté le Prix d'excellence - Projets d'aménagement intérieur de l'Ordre des architectes du Québec 2007.


Les propriétaires de cette résidence contemporaine ont confié à l'architecte Marc Blouin le projet de leur nouvelle maison à Sainte-Pétronille de l'Île d'Orléans. Le défi principal : répondre à toutes les contraintes de construction dans un arrondissement historique en mariant le style des maisons de l'Île à celui de l'architecture contemporaine. Le résultat : un lieu de rêve, une vue magnifique sur le fleuve et la ville de Québec.


Visite d'un petit domaine qui est le site d'un ancien camp de pêche en bois rond appartenant à des Américains datant d'environ 125 ans. Le domaine appelé Grande Ourse est constitué d'un bâtiment principal et d'autres qui s'étendent dans une forêt de pins jusqu'au lac.


On reconnaît ici la signature de la firme d'architectes Daoust Lestage qui travaille avec la personnalité du lieu, qui utilise des formes sobres et un volume simple. Mais, avec une touche qui séduit. La résidence Premier Lac du Nord faite de bois autant à l'intérieur qu'à l'extérieur est située sur un lac allongé. L'architecture privilégie donc la ligne horizontale. Murs opaques du côté de la rue, murs largement vitrés du côté du lac permettent autant l'intimité que la contemplation du paysage. Un jardin intérieur et une piscine également à l'intérieur rendent la vie...plus douce.


Comme son nom l'indique, cette architecture signée Alain Carle à la forme de la dernière lettre de l'alphabet. Située au bord du lac Saint-Victor, dans les Laurentides, sa ligne allongée suit la forme du terrain. Les propriétaires des lieux voulaient une maison originale, mais pas trop. Contemporaine, mais pas trop. Chaleureuse, oui!


Sur le lac Memphrémagog, une maison plutôt rare, une maison de vacances à faire rêver. Un Boat House construit vers 1884 par un pharmacien de Ville Saint-Laurent. C'est donc dire qu'on navigue sur le lac et qu'on stationne son bateau... sous le salon. Acquise par le designer Donald Christopher, il y a plus de 30 ans, elle a gardé ses origines avec certaines petites modifications afin de répondre aux besoins de l'occupant des lieux.


Quand on arrive sur les lieux de cette résidence de Montérégie, on ne soupçonne pas la grandeur du projet d'Elaine Steinberg. On ne voit d'abord que la devanture d'une modeste maison de ferme plus que centenaire. En la visitant, on découvre une maison théâtrale où se mélangent plusieurs éléments hétéroclites : héritage de famille, art populaire, meubles anciens, argenterie et art contemporain. Les Américains nomment ce style le Shabby Chic.


Depuis plus de 15 ans, John Gomery a acquis une maison de ferme en Montérégie, tout près de la frontière américaine. En fait, c'est plus qu'une maison, c'est un territoire de 160 acres de champs et de forêt, une grange et des animaux. C'est avec le territoire que monsieur Gomery et sa femme Pierrette Rayle, juge à la Cour d'appel, ont d'abord eu le coup de foudre. Parce que la maison ne payait pas de mine. Avec la firme ARCHITEM Wollf Shapiro Kuskowski architectes, ils ont conçu une maison de ferme où s'allient confort et points de vue sur le paysage. Pour monsieur Gomery, c'est la dernière maison de vie, son lieu de retraite.


Passionnés par l'Asie et l'architecture, Anne Létourneau et son mari ont créé, à partir d'un bungalow de style Tudor, une originale maison à l'orientale où se côtoient des touches de Frank Lloyd Wright et des souvenirs de voyages. Un objet particulier se trouve dans la chambre principale : une plate-forme pour une excursion à dos d'éléphant découverte chez un antiquaire montréalais. Anne Létourneau a transformé cet objet inusité en causeuse. Aussi au menu, l'ébéniste Stéphane Bilodeau transforme une porte en y perçant des carreaux pour y insérer du verre.


La comédienne Jacynthe René aime la vie à la campagne. Elle a eu un coup de coeur pour cette maison de pierre bicentenaire où elle vit en Montérégie.


Madeleine Arbour, la grande dame du design d'intérieur au Québec, loge dans une maison bicentenaire en pierre. Depuis l'enfance, elle en rêvait d'une telle maison au bord de l'eau. Quand elle l'a trouvée, elle ne payait pas de mine. Pendant 10 ans, c'était sa maison de week-end. Puis, elle est devenue sa résidence permanente. La propriétaire du Brie de Loup, nom donné par un ancien propriétaire, a su concilier l'ancien et le nouveau, sa marque de commerce dans sa vie professionnelle.


Il y a 14 ans, Mario Lafrenais a fait l'acquisition d'une petite maison du Plateau Mont-Royal. Il aimait le fait que cette maison modeste dont la fondation et la structure remontent à 1857 soit isolée des autres maisons. L'ensemble « bohême chic » est éloquent de créativité et de chaleur, de récupération et de gestes écologiques. Il n'est pas peu fier de sa cuisine issue totalement du recyclage avec ses rangements, lavabos et appareils ménagers en acier inoxydable trouvés au cours d'une promenade à la campagne.


L'actrice, chanteuse et écrivaine Louise Portal et son mari, l'écrivain Jacques Hébert, nous reçoivent dans leur maison d'inspiration Santa Fe dans les Cantons-de-l'Est. C'est en faisant de la raquette que ces deux amateurs de plein air ont trouvé le terrain dont ils rêvaient tant et qui remplissait deux conditions essentielles d'implantation de leur maison : être sur un rocher et voir des montagnes. Ainsi, au loin, se profilent les monts Orford et Chagnon et le rocher est dénudé. C'est devant ce paysage apaisant et solide que le couple a érigé son château aux deux tourelles.


Dans cette émission spéciale, Philippe Lupien visite six maisons de styles complètement différents et discutent avec six propriétaires qui ont tous eu des coups de coeur très personnalisés. De l'appartement moderne caché sous une façade à la maison ancestrale, le tour d'horizon architectural permet de constater une fois de plus que la ville de Québec est remplie d'histoire et de modernisme.


Les Montréalais France Gauvin et Michel Gagnon ont choisi de vivre dans un ancien presbytère de 1862 situé Saint-Zéphirin-de-Courval (un petit village du Centre-du-Québec) occupé jadis par des vicaires, des curés et des domestiques. Les nouveaux propriétaires ont été charmés par cette maison comprenant quelque 20 pièces qu'ils peuvent maintenant décorer avec leurs nombreuses antiquités.


En plein coeur d'un verger et de la cidrerie de La Face cachée de la pomme à Hemmingford, l'architecte Giovanni Diodati devait dessiner un lien résolument contemporain entre la maison de pierre de 1842, issue de l'époque loyaliste, et les bureaux de l'entreprise. Il fallait créer une zone d'intimité entre le privé et le public, puisque des milliers de visiteurs y circulent à longueur d'année. Au rez-de-chaussée, l'ancien et le nouveau sont si bien intégrés qu'on réalise à peine que les murs de pierre sont ceux de la maison originale.


Chez l'architecte Pierre Teasdale, le blanc et la transparence sont rois! En 1988, il s'est inspiré de la volumétrie des maisons de ferme des Cantons-de-l'Est pour construire sa maison de campagne dans la région. Résultat : un loft vertical ouvert sur trois étages qui permet de se parler et de se voir d'un étage à l'autre. Tout récemment, il a ajouté un espace contemporain horizontal à la première construction. La maison de plain-pied, assise à six pouces du sol, bénéficie de grandes ouvertures qui permettent un contact intime avec la nature.


Cette maison néo-gothique (1896) de l'époque victorienne se caractérise par ses fenêtres en ogive, ses encorbellements, sa pierre taillée, la forme de ses toits et de ses lucarnes. Collée aux plaines d'Abraham et à l'ombre du Château Frontenac, cette maison a subi une remarquable restauration. L'opération a duré un an et a mis magistralement en lumière un trésor de l'architecture bourgeoise du Vieux-Québec grâce à la collaboration de l'architecte Jean Côté.


Friande de plein air et d'activités sportives, la famille Gervais-LaPierre a eu la chance d'acquérir une résidence à proximité du Mont Saint-Bruno. L'architecte Robert LaPierre et sa conjointe Danielle Gervais ont magnifiquement réussi le pari de dessiner une maison pour répondre aux besoins d'une famille de quatre, tout en respectant la manière de vivre du couple et de leurs enfants adolescents.


Cette maison moderne a été construite par l'agence Papineau Gérin-Lajoie Leblanc dans les années 1960 pour le premier titulaire du ministère de l'Éducation du Québec, Paul Gérin-Lajoie. Cette résidence unique accueille les visiteurs avec son immense salon largement ouvert sur la terrasse. La maison demeure pourtant très privée malgré ses ouvertures. Il faut dire que son enceinte de maçonnerie et de béton telle qu'imaginée par monsieur Papineau forme une sorte d'enclave ou de coursive qui assure pleine intimité aux occupants.


Sylvie Houle-Thibault et Richard Thibault ont choisi d'implanté leur chalet à Mont-Tremblant pour la hauteur des montagnes, pour son domaine skiable et l'effervescence de l'environnement. Leurs critères de base: une maison traditionnelle, avec du soleil plein la maison et une structure poutre et poteau. Les architectes ont convaincu leurs clients en revisitant la maison traditionnelle qui rappelle les formes nostalgiques de l'enfance, tout en lui apportant un côté contemporain.


Sur un terrain boisé et accidenté de Sainte-Adèle, Jocelyne Labelle et Bernard Morin ont utilisé sept conteneurs maritimes en acier pour construire leur maison d'environ 3 000 pieds carrés. Selon Bernard Morin, le concepteur et autoconstructeur du projet, assembler les conteneurs est relativement simple. De plus, la maison est une structure évolutive. On a besoin d'agrandir, on ajoute un conteneur ! En tout cas, ces boîtes de métal à recycler sont plutôt nombreuses sur la planète. Place à l'imagination!

L'architecte et urbaniste Renée Daoust a choisi d'habiter le quartier situé à l'ouest de la Petite-Italie à Montréal, le Marconi-Alexandra, appelé aussi Mile-Ex. C'est dans un ancien atelier de soudure construit en 1918 qu'elle a aménagé son loft. Dans cet espace incroyablement séduisant, elle a affirmé le vrai sens du mot LOFT : grandeur du lieu, logement ouvert réalisé dans un ancien espace industriel qui garde la trace de son ancienne fonction.


Stéphane Rasselet a acquis en 2005 un triplex de deux étages dans le Plateau Mont-Royal pour y loger sa petite famille. Il s'agissait pour lui de convertir cette construction en résidence unifamiliale. La maison orientée du côté ouest de la rue offre l'avantage d'un ensoleillement abondant du côté de la cour et des espaces intérieurs.


Une maison conçue pour les motoneiges...et les étoiles. Pour un client audacieux, une architecture avant-gardiste dans la foulée de l'Expo 67; voilà comment on pourrait parler de la maison de Saint-Damase-de-L'Islet conçue en 1972 pour J.R.-André Bombardier, fils de Joseph-Armand, créateur de la fameuse motoneige. La famille Bombardier n'aurait pu trouver meilleur site pour y établir sa résidence secondaire : c'est l'un des endroits où il tombe le plus de neige!

Durée : 30 MINUTES
Animateur
PHILIPPE LUPIEN
Réalisateurs
LILIANE BERGEVIN
LUCIE GAGNON
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